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Festival des Jouissives 2026 : quand Aphrodite est descendue parmi nous

  • Marine Hagège
  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

Un gong retentit à l'entrée du Château de Villette."Quelle est ton intention ?" : Bienvenue à cette quatrième édition du Festival des Jouissives.


Et si tu l'as manqué cette année, reste avec nous. On t'emmène revivre les moments qui ont marqué cette édition. Cette année, une invitée d'honneur nous accompagnait : Aphrodite. Une déesse. Une énergie. Un archétype.


Mais surtout, des déesses. Celles que nous avons vu franchir les portes du château tout au long du week-end. Des femmes venues seules ou accompagnées, curieuses, parfois intimidées, souvent émues. Des femmes venues se choisir. Se rencontrer. Grandir.

Pendant deux jours, le Château de Villette est devenu un refuge. Un terrain de jeu. Un temple du vivant.



Samedi : entrer en lien

Le week-end s'est ouvert avec Cassandre, fondatrice des Jouissives, qui nous a invitées à ralentir dès les premiers instants. À poser un regard sur soi, puis sur l'autre.


Dans une société où l'on détourne souvent les yeux, prendre le temps de soutenir le regard d'une inconnue devient presque un acte de courage. Il y avait de la pudeur, des sourires timides, des larmes parfois. Puis, peu à peu, les corps se sont rapprochés.

Les femmes se sont prises dans les bras, se sont soutenues, jusqu'à former un immense cercle vivant.


La sororité ne s'est pas expliquée. Elle s'est vécue.



Quand la nuit révèle Aphrodite


Le samedi soir, la magie a pris une autre forme.

Julia Palombe montait sur scène.

Avec son humour délicieusement piquant, elle a joué avec les absurdités de notre société, questionnant les normes, les rapports au féminin et au désir avec cette ironie douce qui fait rire autant qu'elle fait réfléchir.


Quelques instants plus tard, les Fiancées de la Lune ont offert un spectacle à la fois sensuel, artistique et profondément poétique. Trois femmes, magnifiques dans leur vulnérabilité comme dans leur puissance, ont proposé une ode à la liberté du corps féminin.

Il ne s'agissait pas de provoquer.

Il s'agissait de célébrer.


Et peut-être est-ce cela qui a touché le public. À la fin du spectacle, quelque chose d'inattendu est né. Une musique, quelques femmes qui commencent à danser… puis d'autres les rejoignent. Une boum improvisée prend vie. Les rires éclatent, les corps se délient. Certaines retirent leur haut, simplement parce qu'elles en ont envie. Sans regard déplacé. Sans injonction.

Juste parce que, l'espace d'un instant, cela semblait être la chose la plus naturelle du monde.

Une autre manière d'incarner Aphrodite.



Dimanche : partir à la chasse au plaisir

Le dimanche matin, impossible de rester immobile.

Le parc du château s'est transformé en immense terrain d'exploration pour une grande chasse au plaisir. Cent cinquante femmes courant dans toutes les directions à la recherche de trésors disséminés entre les arbres.

Du cacao sacré. Des bijoux. Des livres. Des objets choisis avec amour.


Les éclats de rire résonnaient dans tout le domaine. Les découvertes étaient partagées avec autant de joie que si chacune retrouvait un petit morceau d'elle-même. Une scène à la fois enfantine et profondément symbolique. Et si chercher son plaisir pouvait aussi être aussi simple que cela ?


Une clôture suspendue dans le temps

Lorsque le soleil a commencé à décliner, les femmes se sont retrouvées face au château pour une immense cérémonie du cacao guidée par Layla Levy. Le cercle semblait ne plus avoir de fin.


Les voix de Cassandre et de Marine Blotacz se sont ensuite élevées, invitant chacune à rejoindre un chant collectif. Les harmonies se mêlaient au vent. Les regards se croisaient. Certaines avaient les yeux fermés. D'autres osaient doucement.

Le temps semblait suspendu.


Puis les premières notes de Sébastien d'Oversea ont retenti. L'Ecstatic Dance pouvait commencer. Très vite, les corps ont oublié les chorégraphies, les complexes, les attentes.

Ils ont simplement dansé. Sous les lumières féeriques du château. Sous une lune immense qui semblait veiller sur nous.

On entend encore les cris de louves s'élever dans la nuit.

On revoit ces silhouettes courir jusqu'à l'orée de la forêt avant de revenir enlacer leurs sœurs de danse. C'était sauvage. Libre. Magique.


Un de ces moments dont on ne garde pas seulement des images, mais une sensation profonde dans le corps.



Un festival, mille chemins

Entre ces temps collectifs, chacune a composé son propre voyage.

Certaines ont choisi la douceur d'un bain sonore, d'un cercle de femmes, d'une méditation ou d'un soin énergétique pour ralentir et revenir à elles.


D'autres ont préféré explorer leur sensualité avec la lap dance, le Jouissif Temple, une constellation nue ou encore l'hypnose orgasmique, autant de propositions qui invitaient à rencontrer son corps avec curiosité, sans jugement et à son propre rythme.


D'autres encore se sont laissées guider vers des pratiques plus spirituelles, à travers le pendule, les ateliers médiumniques, la danse intuitive ou la rencontre avec leur animal totem.



Il n'y avait pas un bon parcours. Il y avait le tien.

Certaines sont reparties profondément transformées. D'autres avec davantage de douceur. D'autres encore avec une rencontre, une prise de conscience ou simplement le sentiment d'avoir enfin respiré.

Et c'était déjà immense.


Et maintenant ?

Le festival s'est terminé. Mais ce qu'il a ouvert continue de vivre. Parce que les Jouissives ne sont pas seulement un événement. C'est un chemin. Une communauté. Une invitation à revenir, encore et encore, vers soi.


Si tu n'as pas pu être parmi nous cette année, ou si tu sens que quelque chose s'est réveillé en toi pendant ce week-end et que tu souhaites continuer à le nourrir, les retraites proposées par Cassandre prolongent cette expérience dans un cadre plus intime.

Des espaces pour ralentir, explorer, partager, se déposer et continuer à cultiver cette sororité si précieuse.


Parce que certaines rencontres changent un week-end.

Et d'autres changent une vie.



 
 
 

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