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Le bassin des femmes : ce centre oublié qui demande à être écouté

  • Marine Hagège
  • il y a 4 jours
  • 3 min de lecture

On parle souvent du cœur. Parfois de la tête. Mais beaucoup plus rarement du bassin. Et pourtant… c’est là que tout se joue.


Le bassin des femmes est un centre. Un espace profond, presque secret, où se mêlent le corps, les émotions, le plaisir et la mémoire.


Un lieu de passage, de transformation, de vie. Un endroit qu’on habite sans toujours vraiment le sentir. Et si, pour une fois, tu t’y arrêtais ?


Un espace bien plus vaste que le corps

Oui, le bassin est une structure anatomique. Il soutient, il relie, il contient. Il abrite des organes essentiels, liés à la vie, au cycle, à la création.

Mais ce serait réducteur de s’arrêter là.

Le bassin est aussi un territoire sensible. Un lieu où s’impriment les expériences, parfois très tôt. Il garde des traces : des élans retenus, des émotions contenues, des plaisirs avortés, des désirs tus.


C’est une zone que l’on apprend souvent à contrôler, à serrer, à discipliner. Sans même s’en rendre compte, on s’en éloigne.


C’est un lieu de plaisir mais aussi de silences. Le bassin est intimement lié au plaisir. Pas uniquement dans sa dimension sexuelle, mais dans quelque chose de plus vaste : le plaisir d’être dans son corps, de bouger librement, de ressentir pleinement.

Et pourtant, pour beaucoup de femmes, cette zone devient floue. Lointaine. Parfois même inconfortable. Parce qu’on nous a appris à nous tenir. À ne pas trop sentir. À ne pas trop montrer. À nous méfier de notre sensualité.


Alors le bassin se referme doucement. Il se fige, il s’oublie. Mais il ne disparaît pas. Il attend.


Parce que le bassin reste notre espace de création, bien au-delà de la maternité. C’est là que prennent forme les idées, les intuitions, les désirs profonds. C’est un espace où quelque chose peut naître, grandir, se transformer.


Quand le bassin est vivant, quand il respire, quand il bouge… il y a une sensation de fluidité. Comme si l’intérieur et l’extérieur se répondaient mieux. Comme si le corps devenait un terrain d’expression, et non plus seulement de contrôle. Il y garde précieusement notre force de vie. Une énergie qui ne demande qu’à circuler.



Remettre du mouvement : le Twerk Healing

Parfois, pour se reconnecter, il ne suffit pas de penser ou de respirer. Il faut bouger.


Le Twerk Healing est une pratique qui vient justement réveiller cette zone du corps. À travers des mouvements répétitifs du bassin, souvent ancrés dans la danse et les cultures afro-diasporiques, il invite à relâcher, à faire circuler, à laisser sortir ce qui était figé.


Mais ici, il ne s’agit pas de performance ni de regard extérieur. Il s’agit de sensation. Le mouvement devient un moyen de libération. Une façon de secouer les tensions, de réveiller l’énergie, de reprendre contact avec son bassin de manière ludique, instinctive, presque primitive.


Au début, ça peut déstabiliser. Il peut y avoir de la gêne, du rire, de la résistance. Et puis, petit à petit, quelque chose se détend. Le corps lâche. Le bassin répond. Et une forme de plaisir simple, brut, réapparaît.


Comme un souvenir ancien qui revient à la surface. Peut-être as-tu déjà vécu cette expérience l’année dernière aux Jouissives Fest ? Et si tu te sens appelée, ça tombe bien, tu vas pouvoir retrouver cette pratique cette année !


Aux Jouissives : habiter son bassin comme un espace de liberté

Aux Jouissives, le bassin n’est pas seulement une zone du corps. C’est un espace à réhabiter. S’y reconnecter, c’est revenir à soi. À son rythme, à ses sensations, à son plaisir.


C’est se donner la permission de ressentir sans filtre, sans jugement. C’est aussi, d’une certaine manière, reprendre du pouvoir. Parce qu’une femme connectée à son corps, à son bassin, à ce qui circule en elle… n’est plus tout à fait la même. Elle est plus ancrée, plus libre, plus vivante. Et ça, c’est profondément transformateur.


Et si tu revenais à cet endroit en toi ?

Pas besoin d’aller loin. Pas besoin de comprendre parfaitement. Juste revenir, doucement. Peut-être en respirant. Peut-être en bougeant. Peut-être en osant secouer, vibrer, lâcher. Ton bassin est là. Présent. Patient. Prêt à être écouté.



 
 
 

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