Saint-Valentin : et si on reprenait le pouvoir sur l’amour ?
- Marine Hagège
- il y a 2 jours
- 3 min de lecture
Chaque année, le 14 février revient avec son lot de cœurs rouges, de dîners romantiques et de messages qui te rappellent que l’amour, le vrai, serait surtout une histoire de couple.
Et selon là où tu en es dans ta vie, la Saint-Valentin peut être excitante… ou franchement pesante.
Alors aujourd’hui, on te propose de faire un pas de côté. De regarder cette fête autrement. Et surtout, de l’habiter à ta façon.
La Saint-Valentin : d’où vient cette fête ?
À l’origine, la Saint-Valentin n’avait rien à voir avec une soirée aux chandelles réservée aux amoureux.
On parle de plusieurs figures de Saint Valentin, dont un prêtre qui aurait célébré des mariages en secret, défiant les lois de son époque. Un acte d’amour, oui : mais surtout un acte de transgression, de liberté, de résistance. Encore plus loin dans le temps, la Saint-Valentin s’inscrit dans l’héritage de fêtes païennes comme les Lupercales, célébrées dans la Rome antique. Des rituels liés à la fertilité, au vivant, à la circulation du désir et de l’énergie vitale.
L’amour y était alors une force expansive, charnelle, collective. Rien de figé. Rien de normé.
Aujourd’hui : une fête qui a changé de visage
Dans notre culture actuelle, la Saint-Valentin s’est peu à peu transformée en vitrine de l’amour romantique.
Un amour souvent présenté comme : hétéro-normé, monogame, exclusif et surtout… performatif.
Il faudrait prouver qu’on aime. Offrir le bon cadeau. Vivre le bon moment. Être dans la bonne configuration. Et si ce n’est pas le cas ? On se sent à côté. En manque. En retard. Presque en faute.
La Saint-Valentin devient alors une fête qui met la pression : sur les couples, sur les célibataires, sur celles qui doutent, celles qui cherchent, celles qui ne rentrent pas dans les cases.
Et si on élargissait enfin la définition de l’amour ?
Chez les Jouissives, on croit que l’amour est multiple. Vivant. Fluide. Et qu’il mérite mieux qu’une seule forme officielle.
Parlons déjà de l’amour de soi. S’aimer, ce n’est pas être narcissique. C’est apprendre à se respecter, à se choisir, à s’écouter. C’est reconnaître sa valeur, ses limites, ses désirs. L’amour de soi est une base, un socle. Sans lui, tout vacille.
La multiplicité de l’amour s’étend aussi à l’amour amical et à la sororité. Les amitiés profondes peuvent être parmi les relations les plus intimes et les plus nourrissantes de nos vies. Rire ensemble. Se soutenir. Grandir côte à côte.
L’amour entre femmes, quand il est sincère et conscient, est un espace de réparation, de puissance et de douceur infinie. Peut-être l’as-tu déjà ressenti aux Jouissives Fest ?
Et puis il y a toutes les autres formes d’amour. L’amour familial. L’amour créatif. L’amour spirituel. L’amour du corps, du plaisir, du vivant.
Tous ces amours comptent. Tous méritent d’être célébrés. Et si le 14 février devenait un prétexte plutôt qu’une obligation ? Une invitation à célébrer l’amour autrement.
Tu peux, par exemple :
• t’offrir un rendez-vous avec toi-même
• organiser une soirée entre copinesÂ
• écrire une lettre d’amour (à toi, à ton corps, à une amie)Â
• créer un rituel d’amour de soiÂ
• t’offrir un moment de plaisir : un bain, un massage, une danse, une création.
Il n’y a pas de bonne manière de faire. Il y a seulement la tienne. Et si, au lieu de chercher à correspondre à une image de l’amour, tu choisissais de l’incarner ?
À ta manière. À ton rythme. Dans toutes ses formes. Le 14 février, et tous les autres jours aussi.



